NOUVEAU ! Vient de paraître COLOR="green" SIZE=3>Aux éditions Paulo-Ramand (résumé et commentaires) En guise de présentation, voici 3 extraits de châpitre.Bien à vous ! Jean-Claude BONNOT

L'ECLAIREUR "D'Alésia au tombeau du Christ"

ENVIRONS D'ATHÈNES, MONASTÈRE DE DAPHNÉ
Printemps 2008
- Roche ! Guy d… Roch.., nous y voilà… Eurêka !!! Comme un écho d'allégresse, le ton donné à cette exclamation si célèbre, se répandit dans l'austère bâtiment religieux… La femme venant d'exprimer la joie de sa découverte de façon si angélique se releva toute empourprée, une main devant la bouche ; elle et son compagnon forment un couple d'apparents historiens affairés à déchiffrer les épitaphes des tombeaux singuliers disposés dans l'édifice caverneux. Trahissant son émotion, happée par le contexte des lieux… Voulant prononcer par facétie le fameux : « J'ai trouvé!» d'Archimède, cette charmante personne, semble elle-même avoir été surprise par le son de sa propre voix. Pourtant, l'endroit inviterait plutôt au respect, au silence et au recueillement ; monastère des plus anciens, édifié certainement sur les vestiges d'un temple dédié à une nymphe de la Grèce antique… S'ils n'avaient pas été tous deux seuls dans ce véritable mausolée de pierre, l'irruption de cette voix aurait été fort troublante…. mais, en ce beau matin de printemps, à moins d'une motivation particulière, comme c'est le cas pour nos « touristes chercheurs », il n'y a pas d'âme qui vive alentour. D'un certain point de vue, cette manifestation de candeur et de spontanéité, révèle aussi l'amateurisme de ce duo improvisé archéologue. En effet, qui d'autre pourrait porter tant d'intérêt à ces anachroniques pierres tombales moyenâgeuses du monastère de Daphné en Grèce ? Originaires de l’ancien Comté de Bourgogne - actuelle Franche-Comté - à l’Est du territoire français nos touristes arrivés la veille par avion à Athènes ont loué une voiture avec guide GPS pour arriver sur ce site. Autrefois, cette présence en de tels lieux aurait été pour leurs ancêtres l’étape ou la destination principale d’un long pèlerinage, aventure de toute une vie…
Historienne improvisée, Sophie Girard, de taille moyenne, chevelure cendrée au timbre de voix calme et absorbant cherche plutôt la discrétion. Après de brillantes études, installée depuis de longues années comme médecin généraliste, son intuition, sa spontanéité, son goût pour l’originel l'ont fait pénétrer dans de multiples formes de thérapies ancestrales et traditionnelles. Tout en respectant la déontologie de sa profession, elle intrigue ou fait sourire certains de ses confrères... Néanmoins, cette "aventurière prudente" puise dans les traditions séculaires . Fervente chrétienne adepte d’une foi pure qui lui a fait rencontrer l'orthodoxie, elle privilégie pourtant les rapports directs avec son sauveur ; la rendant méfiante envers toutes classes sacerdotales. Bref, attitude conforme à l'image qu'elle donne d'elle dans la profession. En accord avec sa spiritualité et ses connaissances des rites chamaniques capables selon elle d'interférer sur les causes des maladies elle accepte volontiers le qualificatif de « guérisseuse »... Voulant se réconcilier avec elle-même et retrouver ses racines, elle se laisse convaincre par son compagnon de suivre les traces des « Mégaskirs d’ Athènes : qualificatifs et titres nobiliaires donnés, à l’époque des Croisades aux ducs d’Athènes, seigneurs Bourguignons de la famille de la Roche. C'est certes une bien étrange affaire que véhicule l’instigateur de cette escapade. Au quotidien, Jean-Charles Barthod exerce depuis pas mal d’années le métier d’aubergiste dans un ancien "relais de sel" du Massif du Jura. Dans son établissement, surnommé " le druide" par les habitués, il finit par trouver le sobriquet révèlateur . Guide touristique, voire spirituel à l’occasion, il détient ses connaissances de clients de passage, étoffées par des lectures spécialisées.
Voici une douzaine d’années, Il a même publié à compte d’auteur un roman historique :  Le Mystère des Mandoubiens (intégré en deuxième partie). Cet ouvrage, traitant des prémices de la prise d’Alésia par Jules César en 52 av J.-C., sert en fait de base à l’intrigue développée ici. La localisation et le statut de l’ancienne " métropole religieuse des Celtes" (selon Diodore de Sicile) n’ayant jamais pu être établie, fait dire à notre auteur : «  Cette affaire, limpide au départ, César voulant frapper la Gaule aux sources de sa foi, a définitivement tourné, au fil du temps, en vaste complot politico-religieux…» Occasionnellement, il est en contact aussi avec ces nouveaux fouilleurs, utilisateurs de détecteurs de métaux (inconscients pour la plupart), mais pourvoyeurs d’éléments essentiels échappant à l’archéologie officielle. Officiellement, notre homme apparaît comme difficilement crédible. Au mieux «dispersé » au pire « affabulateur » de la part de spécialistes cloisonnés dans leur secteur (qui, de fait, ne cherchent pas vraiment à le comprendre). De plus, la fumeuse " théorie du complot" et l’imagerie du genre "chercheur du Graal" font vite de lui la figure emblématique qui justifie le dédain d’un milieu ayant "avis autorisé". Quant aux principaux responsables religieux, la vérité historique n'a jamais été leur priorité… imbus qu'il peuvent être de leur prescience… Imputant cette « réaction passive incapacitante » à notre société moderne, Jean-Charles se motive en jugeant cette attitude comme un mal nécessaire. C'est sans doute pour cette raison qu'il s'octroie volontiers le rôle d' « Éclaireur ». Son principal souci étant de garder le contact avec ses contemporains ayant conservé un esprit de recherche sincère. «  Je suis avec tous les hommes seuls ! » Se répète-t-il constamment… - Par quelles voies de causes et conséquences ces deux personnes ont-elles cheminé pour parvenir ensemble à l’intérieur de ce sanctuaire dédié à la nymphe de l'Antiquité ?


LA FAMILLE DE LA ROCHE ET LE MYTHE DE DAPHNÉ

De nos jours, hormis quelques touristes égarés ou voulant approfondir leurs connaissances des conditions du "miracle grec" du Siècle de Périclès, on se demande qui pourrait bien se recueillir intentionnellement devant les sépultures de ces barons francs moyenâgeux, illustres inconnus, défunts de la famille de la Roche ? Ceux-ci ayant " mystérieusement" régné sous le titre de " Ducs d’Athènes" de 1205 à 1311. Qui donc aujourd’hui pourrait bien s’intéresser à cette péripétie historique, qu’on appela autrefois : " le duché français d’Athènes" ? - En effet, murmure Sophie, très curieux ces sépultures dans cet édifice dédié à cette ancienne divinité païenne, et pas des moindres ! Daphné, étymologiquement veut dire : « laurier » donc ici doivent séjourner les vainqueurs n’est-ce pas ? - Tout à fait lui répond notre spécialiste, le laurier symbolisait chez les Grecs " l’immortalité acquise par la victoire". Les Romains en on fait l’emblème de la  gloire. De nos jours, comme tu l’as compris, cette plante " toujours verte" est en effet l’apanage des vainqueurs. - Oui, c’est bien ce dont tu m’as parlé en m’attirant jusqu’ici. Je n’en doutais pas, mais ce qui m’intéresse est au delà, et je te le répète : «  Laissez les morts enterrer les morts !» disait Jésus-Christ. - Certainement, je suis même d’accord avec cette admonestation qui a un sens très profond. Il faut davantage se préoccuper du présent plutôt que de survivre ou d’idéaliser un passé, fût-il glorieux. Cependant, le rituel et le respect apportés au mode d’ensevelissement ou d’accompagnement dans l’instant suprême - c'est-à-dire la mort - nous apportent de précieux renseignements sur les conceptions motivantes de nos ancêtres. En l’occurrence ici, que peuvent bien avoir à nous révéler ou nous signifier les dépouilles de ces seigneurs Francs, qui avaient fait souche ici même, dans le pays des Hellènes ? Lesquels avaient fait émerger ce que l’on appelle " le Siècle d’Or" dont le raffinement comme chacun sait a fortement influé sur notre civilisation. - L’inquiétant avec toi - enfin, depuis que je te connais ! - est que tu as tendance à disserter un peu trop souvent sur le sens donné à la mort… - C'est-à-dire que pour ne pas s’en inquiéter et en débattre en toute sérénité et objectivité, il faut avoir réussi à maîtriser le plus tôt possible cet angoissant passage obligé, ma chère ! Jean-Charles, tout en essayant de modérer sa hauteur de ton, respectueux de l’endroit, se tourne vers son interlocutrice et lui montre du doigt les caveaux. - Oui en effet, nous ne faisons que cela ! D’ailleurs, toi en tant que "chercheur-trouveur" ou druide… lui rétorque en souriant Sophie - et moi comme "médecin-guérisseuse". Justement, à propos d’objectivité, pour obtenir un « Esprit Saint » il nous faut « un corps sain !» Allez, sortons d’ici !


LES ROIS DU MONDE

Après un laps de temps indéfini, sous les yeux impassibles de notre éclaireur, Sophie finit par s’étirer avec semble-t-il délectation… Quand soudain, elle sursaute en apercevant l’ombre de son compagnon pratiquement penché sur elle. Puis : - Ho, la la ! Je vois, fit elle avec un large sourire – Je me suis assoupie, j’étais exténuée… et maintenant il fait nuit. Quelle heure est-il ? Où est mon portable ? Allume la lumière s’il te plaît, tu es inquiétant dans le noir… - Il n’est pas encore minuit. Tu t’es assoupie aussitôt allongée, j’aimerais pouvoir en faire autant, mais ici je reste concentré… Du reste c’était si touchant de te regarder dormir auprès de moi, pour un peu il me serait venu des idées… - En tout cas, il me semblait faire un beau rêve… dit-elle en remontant sa couverture. – Mais … Oh mon Dieu, je ne me suis même pas déshabillée, tourne-toi que j’aille faire un brin de toilette et mettre une chemise de nuit. Une fois de retour, Sophie demanda à son guide : - Maintenant, je suis éveillée, tu peux continuer à me décrire cette famille de la Roche qui m’intrigue de plus en plus, je l’avoue. Jean-Charles tenta une explication hardie. - Le nom « de la Roche » soit « Roch » est un terme celtique qui fait référence à la fois à la dureté, mais aussi à « La Base ». Ne fait-on pas dire au Christ dans les évangiles « Tu es Pierre et sur cette Pierre je bâtirai mon Église ! » Roch devant se traduire Pierre ou Petra en latin. - Tu ne trouves pas que c’est un peu tiré par les cheveux, comme explication ? Coupa Sophie. - Si tu m’interromps sans cesse, tu n’apprendras rien. C’est dans la globalité et la cohérence qu’il faut juger, j’ai déjà dû te le dire « le diable se cache dans le détail ». Je poursuis. En généalogie, nous n’avons guère d’éléments avant l’an mil. Trois noms sont usités pour une seule et même famille : "de la Roche, Dramelay et Neufchâtel". Les familles nobles avaient pour coutume déroutante pour nos contemporains, de prendre pour patronyme les noms de certaines de leurs terres, selon l’humeur des scribes, ce qui est à l’origine de nombreuses erreurs généalogiques. Dramelay est l’ancien nom du « Tremble ». Cet arbre a la particularité de se reproduire par la racine. - Comme les fraisiers !Je vois que tu n’es pas encore endormie. Donc, comme pour ce système de reproduction radiculaire, il faut bien un commencement … ? - Hem ! Je te vois venir… Euréka ! Celui qui porte le nom générique de Dramelay ou Tremblay serait la branche ou la « racine mère ». - En effet, mais… Il nous en faudrait un peu plus pour convaincre les historiens… Néanmoins certains spécialistes doivent pouvoir comprendre que la dénomination, surtout en ce qui concerne les aristocrates, déterminait leur rang et leur fonction. Ce sont des conceptions religieuses qui nous viennent du paganisme, soit des druides. - Ne m’as-tu pas dit qu’un grand maître Templier portait le nom de Dramelay ? Se pourrait-il que ce soit une personne de la famille de la Roche ? - En effet, comme je te l’ai dit, leur dénomination se rattache à la même fonction, c'est-à-dire à la base. On pourrait même dire, le Sang Royal ou Saint-Graal… - Quoi ? Qu’est que ça veut dire ? Tu penses qu’il y aurait un lien ? - Oui, entre le Saint-Graal (la coupe) et le Sang Royal… C'est-à-dire les descendants du Christ que sont les rois de France. Tout du moins selon l’instigation de l’Église… En fait, le lien du sang est aussi celui de la racine, donc de la famille Dramelay – de la Roche en Bourgogne. Tout féru d’histoire, ayant un minimum d’esprit de synthèse, sait très bien que notre pays la France a été, du fait de sa situation géographique, le théâtre de nombreux bouleversements. J’en sais quelque chose pour m’être occupé de l’affaire d’Alésia… Mais j’y reviendrai… - Ça je n’en doute pas… Soupire Sophie. - En suivant la piste religieuse, prise au sens premier de « relié », nous nous abreuvons à la source de notre civilisation. L’avènement du Christianisme ayant eu un rôle déterminant sur notre vieux continent, puis plus tard sur le reste du monde, il convient de rappeler à toute l’humanité, sans être chauvin, que c’est Clotilde, une princesse Burgonde c'est-à-dire Bourguignonne, qui fut proposée par l’Église à Clovis le roi des Francs, pour en faire un chrétien, catholique Romain. - Si, j’ai bien compris, renchérit Sophie, c’est donc elle qui transmet le lien sanguin ? Donc les nobles Bourguignons ou Francs-Comtois, avaient eux aussi toutes les raisons de se revendiquer de sang royal ! - Mieux que çà ma belle… De sang divin ! D’où l’origine de bien des querelles entre la France et la Bourgogne ; de grands monarques, avec certes parfois de bonnes intentions comme Charles-Quint, ont dans leur temps postulé au titre de « roi du monde ». Louis XIV aussi par le rétablissement de la monarchie absolue, se faisait appeler : « Roi Soleil ». Le château de Versailles devait être la manifestation de son rayonnement. Enfin Napoléon III, en recherchant Alésia, a voulu démontrer aussi la légitimité de la France dans ses visées hégémoniques… On sait les tragédies qui ont suivi. Il n’en demeure pas moins que le concept de "monarque éclairé" sous-entend une perfection divine… Encore faut-il que le « culte du Soleil » soit dans l’air du temps… - Hem, tu extrapoles ton sujet, comme d’habitude. Que vient faire cette notion de « roi du monde » ? Y a-t-il vraiment eu une revendication ou une légitimité précise à ce sujet ? - Bien sûr, et si le profane ne s’en soucie guère, les « initiés » prennent ce concept de « Rex Mundi » très au sérieux. Mais, je t’en ai déjà parlé… Souviens- toi que ce genre d’assertion ne doit pas être pris à la légère. Si les Gaulois ou les Celtes croyaient en un « Roi du Monde », il n'est pas étonnant que cette fonction suprême ait été par la suite attribuée à Jésus-Christ qui est « l’Homme-dieu ». - Mais si l’on poursuit avec une telle logique, continue Sophie, pour que les nobles Burgondes ou plus tard Mérovingiens soient de « sang divin » il aurait fallu que Jésus ait des enfants ! - Voilà bien toute la question… Même si des organisations plus ou moins « ésotériques» ont véhiculé cette version sous le manteau, parfois même comme un "fonds de commerce", il existe bien une part de vérité qui a dû intriguer les légats de l’Église. Il est même possible, quand on connaît le caractère scrupuleux avec lequel étaient désignés les jeunes dauphins, que « l’héritage génétique » devait absolument être conservé. .




1e PARTIE / L'HISTOIRE ECLAIREE
Environs d'Athènes, monastère de Daphné – Printemps 2008
La famille de la Roche et le Mythe de Daphné
Éleusis et ses Mystères
Le Centre du monde
Othon de la Roche
Les Rois du Monde
Les Templiers
Le Saint-Suaire
Alésia des Mandubiens
le Saint-Suaire, le Saint-Graal et la Couronne d'Épines
L'avènement du Christianisme
Le concept des trois Saintes Reliques ou des trois grands Dharmas ésotériques
La religion Parfaite
Sutra du Lotus
La Voie Mystique
La Tête coupé et les Templiers
Crânes et Têtes coupées dans l'Art et la Littérature
L'Éclaireur et ses limites

2e PARTIE/ LE MYSTERE DES MANDOUBIENS
p. 102 Avant-propos
La fondation d'Alésia
Prologue
Les Druides…
Les guetteurs du Mont Bart
Les voyageurs du fleuve
Les guetteurs du Mont Bélénos
Le corbeau messager
Aldius le légat
L'interception
La confrontation
La plaine des Mandoubiens
La cité mythique
le Mandala
Les légendes…
Les tumulus
La barque des morts suivie de l'esquif de la vie
La caverne d'Altare
Le sermon dans la crypte
La descente aux Enfers
La descente aux Enfers
Les champs du Soleil
Les Ermites
Les conseils d'un père
La vérité du Mystère

3e PARTIE / LA COMMUNION DES MOYENS
Je passe avant !
La courtisane
La supercherie divine
La Parousie
L'Eclaireur éclairé
L'arc en ciel
Notes